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Etoiles, lune, bougies et secrets de la nuit

Etoiles, lune, bougies et secrets de la nuit

Publiée le 06 novembre 2017  

Nous parlions régulièrement de nos fantasmes. Ou plutôt de son absence de fantasmes et de la boulimie des miens. Et après des années à le cacher, je finis un jour, honteux, par lui avouer que j’aimerais la voir avec un autre homme. 

Nous n’en reparlions pas tout de suite, j’avais peur d’avoir été trop loin. Mais cette discussion finit par être récurrente, et un jour, après mes trente ans, alors que nous en parlions, elle m’avoua que la situation pouvait être excitante si nous nous mettions suffisamment de barrières à ne pas dépasser. J’étais dans un autre monde. Tout d’abord nous devions établir des règles. Jusqu’où voulait-elle aller ? Et jusqu’où mon fantasme l’emporterait-il sur ma jalousie ? 

Nous convînmes donc qu’il ne s’agirait que de caresses partagées, il n’y aurait pas de pénétration ou juste de ma part. Quant à l’homme qui partagerait ce moment avec nous, il était normal pour moi que ce fut son choix à elle. Elle avait eu le béguin quelques années auparavant pour un de ses collègues et je me doutais, alors que nous n’en étions qu’à l’ébauche, qu’elle soumettrait sa candidature. Et c’est ce qu’il advint. Je posais une seule condition à sa participation. Ils ne devaient pas se voir en mon absence et leurs échanges de messages ou mails ne se feraient pas en secret. Ce qu’elle accepta. 

Elle n’eut pas de mal à le convaincre, le plus dur étant d’amener le sujet. Lorsqu’elle osa lui proposer de partager ce moment avec nous, il répondit immédiatement par l’affirmative, acceptant sans rechigner les règles que nous avions édictées. Il se permit des allusions qui nous confortaient dans notre choix et augmenta encore notre désir. La préparation de cette soirée nous excitait au plus haut point, nous faisions l’amour tous les soirs ou presque. Cela nous obnubilait. Nous avions prévu une soirée sur la terrasse. Il devait nous rejoindre le samedi soir vers vingt-et-une heure, alors que la nuit serait déjà tombée. Nous étions au mois d’août et l’été nous offrait des nuits magnifiques. Le jour même, nous nous adressions à peine la parole, souriant bêtement chaque fois que nos regards se croisaient. Nous mangeâmes très peu, trop excités et impatients. 

J’avais préparé la terrasse, ajusté les coussins sur les canapés d’été qui la meublaient, allumés les bougies et les chandeliers, mis la bouteille de champagne dans un sceau à glaçons. Tandis que je m’attelais aux derniers préparatifs, elle, faisait l’inventaire des dessous qu’elle avait acheté pour l’occasion et qui avaient été cachés à ma vue malgré mes nombreuses recherches. 

Lorsqu’il sonna à la porte, elle disparue dans notre chambre. Je lui ouvrais donc seul, quelque peu gêné et l’invitais à me suivre sur la terrasse. Nous nous assîmes, essayant d’éviter le sujet tandis que nous entendions l’eau de la douche couler. Les silences étaient tendus jusqu’à ce qu’il m’avoue que ce type de rencontre faisait partie de ses fantasmes et qu’il aurait lui aussi aimé partager cette expérience avec une personne qu’il aimait. Cela dit, nous nous détendions tout les deux. Ma gorge était sèche. J’allais lui proposer d’ouvrir la bouteille lorsque nous entendîmes la porte de notre chambre se refermer. Je n’en pouvais plus d’attendre de la voir. La porte s’ouvrit et elle sortit enfin, descendant l’escalier telle une reine en tenue d’apparat. Son déshabillé blanc ouvert laissait voir un corsage noir, qui laissait ses épaules nues, dévoilait ses seins magnifiques, découvrait ses hanches. En termes de dessous, un string en dentelle noire et légère dissimulant à peine son sexe. Elle avait osé mettre ses chaussures à talons hauts dont elle n’avait pas l’habitude et sa démarche gauche ne la rendait que plus désirable. La touche finale était un masque noir qui couvrait ses yeux. Je lui avais proposé de porter cet accessoire pour qu’elle se sente plus à l’aise. Ainsi elle ressemblait à une déesse. 

Elle nous rejoignit, faisant la bise à notre invité et vint s’asseoir entre nous sur le canapé. J’ouvris la bouteille de champagne et nous en bûmes deux coupes, avec le minimum d’allusions à ce que nous avions en tête. Les étoiles étaient splendides et la lune qui était montée nous baignait d’une lumière réconfortante, semblant nous confirmer que nous pouvions lui confier tous nos secrets sans craintes qu’ils ne soient divulgués. L’alcool ayant fait son effet, nos langues se délièrent et nous commencions à avoir chaud. Elle se leva et laissa tomber son déshabillé à terre. Se rasseyant, elle s’enfonça dans le canapé, entre nous, posant chacune de ses mains sur une de nos cuisses, nous invitant ainsi à faire de même. 

Dans un même mouvement, nous nous tournions vers elle. Elle m’embrassa et me demanda dans un murmure si j’allais bien. Je répondis par l’affirmative et lui retournais la question. Elle sourit, et me répondit dans un souffle qu’elle ne pensait pas qu’elle ressentirait tout ce qu’elle ressentait, puis elle m’embrassa. Se retournant vers lui, ils s’embrassèrent passionnément. Il lui caressait le visage alors que leurs lèvres étaient scellées. Puis sa main descendit sur ses seins, les caressant. Elle laissa échapper un soupir. Je sentis sa main tressaillir sur ma cuisse. Lentement, ses mouvements remontaient vers nos entrejambes. J’osais aventurer une main jusqu’à son sexe. A travers la dentelle, je pouvais sentir sa chaleur. Ecartant délicatement le tissu je la pénétrais de mes doigts, elle était très excitée. Elle remonta alors ses mains défaisant tant bien que mal ceintures et braguettes, et les glissaient sous nos pantalons nous caressant comme elle le pouvait. Elle nous embrassait l’un l’autre, à tour de rôle. Fatiguée des contorsions de ses poignets elle tira sur nos pantalons, nous faisant ainsi comprendre qu’ils étaient de trop. Nous nous levions donc pour les ôter. 

Se levant à son tour, elle nous déshabilla complètement l’un après l’autre, laissant courir ses mains sur nos corps nus. Elle s’attardait sur le sien qu’elle ne connaissait pas, caressant, cajolant. Dieu merci il était doté d’un sexe de taille normale, je n’avais pas à me sentir inférieur... Puis  elle nous poussa en souriant pour que nous nous rasseyions. Elle était majestueuse, sous la lumière de la lune. Sa poitrine gonflée de désir était un appel au fantasme, ses courbes et son visage semblaient bénis par les étoiles. Elle revint à sa place, entre nous, moi à sa gauche, lui à sa droite, prenant nos sexes dans ses mains. Elle leva sa jambe droite, la posant sur la sienne, offrant un peu plus son sexe à nos caresses. Elle inclina la tête en arrière, venant la poser sur mon épaule alors qu’il dévorait ses seins. Etirant son cou jusqu’à mon oreille, elle me demanda en murmurant jusqu’où elle pouvait aller, je lui répondis que tant que nous ne dépassions pas les barrières que nous nous étions fixés, elle était la maîtresse de la situation. 

La base en était mon fantasme mais l’enjeu était son plaisir à elle. Elle se mordit la lèvre alors qu’il introduisait ses doigts en elle, malaxant et goûtant toujours ses seins. Elle m’embrassa et se leva, se dégageant de notre étreinte. Elle fit glisser son string le long de ses jambes et vint se mettre entre nous, tournée vers lui. Lentement, elle se laissa glisser pour le prendre dans sa bouche tandis qu’elle m’offrait son sexe à cajoler. Elle cherchait maladroitement à me caresser de ses pieds, me prouvant qu’elle pensait à moi et cherchait toujours mon plaisir. Elle le masturbait dans sa bouche, malaxant ses testicules, délaissant sa verge pour venir goûter ses lèvres ou lécher ses bourses, tandis qu’il caressait son visage, passant ses mains dans ses cheveux. Elle s’appliquait, variant ses mouvements, laissant ses mains reposer à la base de son sexe pour ne se servir que de sa bouche. Quand elle sentit qu’il était au bord de l’explosion, elle déposa un baiser sur son gland, sur ses lèvres et se tourna vers moi en lui demandant de lui rendre la pareille. 

Elle glissa ses genoux sous elle, sa tête déjà sur ma verge et releva son sexe au niveau de son visage pour lui faciliter la tâche. Jamais elle ne m’avait prodigué une telle fellation, si charnelle, si langoureuse, ferme et tendre à la fois. Elle se laissait complètement aller alors qu’il dégustait son sexe, ses mains posées sur ses fesses, la pénétrant de ses doigts. Quand elle n’en pût plus, elle se releva, attrapant les préservatifs disposés sur la table. Les ouvrant, elle  en pinça le réservoir de ses lèvres et les déroula sur nos sexes tendus vers la lune. Elle vint s’asseoir sur mon sexe, me tournant le dos et lui demanda de venir se placer face à elle. Alors qu’elle dansait, ondulant sur ma verge, elle avala la sienne, le masturbant et lui caressant les bourses. Il jouit le premier, dans sa bouche, et elle afficha un magnifique sourire de victoire en se laissant aller contre moi. Reprenant ses esprits, il vint s’asseoir à ma droite, caressant ses seins, masturbant son clitoris. Et l’orgasme nous gagna tous les deux en même temps. Nous restions quelques minutes dans cette position, lui caressant son corps, moi son visage, elle son sexe. 

Alors qu’il se raidissait déjà, elle lui proposa de le masturber une dernière fois. Il n’avait pas eu le droit de la pénétrer et avait donc droit à une petite compensation. Elle ôta son corset, à présent aussi nue que nous, ne portant plus que ses talons et son masque, et vint se placer à genoux, devant le canapé, entre ses cuisses. Elle ne le suça pas, mais le caressait tendrement. Quand elle sentit qu’il allait jouir, elle se redressa et le laissa venir sur ses seins, en caressant ses tétons du bout de sa verge. Ils s’embrassèrent, elle se leva et vint m’embrasser en souriant avant de ramasser ses affaires et d’aller prendre une douche. Je le remerciais de l’expérience que nous avions partagé le temps qu’elle revienne. Nous bûmes une dernière coupe de champagne et le raccompagnions jusqu’à la porte. 

Lorsqu’il fut parti, nous nous jetâmes dans les bras l’un de l’autre et ne pouvant attendre d’arriver à notre chambre, nous fîmes l’amour dans l’escalier. Ce fut une merveilleuse soirée. A la lumière des bougies et de la lune, ce souvenir brille encore dans nos moments les plus charnels.

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Merci à Peter Cedoree Di Corru, l'auteur de cette nouvelle !