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Libre et soumise

Libre et soumise

Publiée le 12 janvier 2019  

J’ai la réputation d’être une fille sexuellement précoce. Il est vrai que depuis l'âge de 13 ans je me masturbe quotidiennement. Mais il en est de même de toutes mes copines. Depuis je flatte mon clitoris à tout moment du jour et de la nuit. Quand je me caresse je me mets nue sur mon lit ou dans un fauteuil ou encore je reste debout devant ma glace à m'observer. Je me pince les seins, triture les mamelons et lorsque ces derniers sont bien durs je continue jusqu'à la jouissance complète. C'est mon petit plaisir solitaire de femme. J’ai fait récemment l'acquisition d'un vibromasseur qui contient des boules de différentes grosseurs que je fais entrer et sortir dans mon vagin et cela m'excite énormément. Je l'utilise en diverses circonstances soit seule, soit avec Alex, mon ami le plus proche, qui manie l'engin avec une grande dextérité ce qui n'est pas le cas de tous les hommes. Plus je connais des moments de grande jouissance, plus mes désirs sexuels augmentent. C'est normal car, pour une femme, la jouissance sexuelle fréquente est tout à fait recommandée pour sa santé et en ce qui me concerne, cela me fait grand bien. 

Dès l'âge de 17 ans, j'ai gagné le droit d'être adulte. Je baise souvent et je voudrais baiser plus. Mais en cette ère de libération féminine, les hommes ne sont pas toujours disponibles. Heureusement j’aime aussi faire l’amour avec les femmes. Je n'ai jamais essayé l'amour à plusieurs, pour le moment ce n'est pas mon désir ni mon fantasme. 

J’apprécie néanmoins la variété et je recherche des nouvelles expériences pour connaître des sensations toujours renouvelées. J’aurai bientôt 25 ans et je me trouve peu hardie dans ce domaine. C’est ainsi que depuis quelque temps je rêve d'une séance de détente totale au cours de laquelle je me mettrais volontairement en situation de soumission à des hommes et des femmes qui feraient exploser mon sexe de plaisir au moyen de pratiques multiples que je ne connais pas. Mais je n'ai pas jusqu’à présent osé franchir le pas. C'est Samantha, une amie très proche, plus âgée et plus active que moi, qui m'a décidée. Je l'ai connue lors d’une soirée plutôt sage et nous avons sympathisé. Elle m'a expliqué par la suite son expérience de soumission et m'a affirmé que cela l'avait beaucoup épanouie et m'a conseillée de suivre son exemple. Elle m'a donné l'adresse de cet endroit où les femmes peuvent s’y rendre, sans rendez-vous, à tout heure du jour ou de la nuit. C'est au dernier étage d'un immeuble et ce lieu leur est exclusivement réservé. Beaucoup de jeunes filles s'y rendent en recherche de sensations fortes mais en fait, des femmes de tous âges vont y vivre des moments érotiques uniques. 

J'y suis allée hier soir dans ce bel immeuble bourgeois du 19ème siècle. Sur la porte il y avait marqué très simplement : « relaxation féminine ». Une très jeune fille en uniforme bien décolleté m'a aimablement accueillie, a relevé uniquement mon prénom et m'a expliqué les différentes options : une soumission câline les yeux bandés, ou bien sévère au choix et si plus, il faut commander à l'avance. On peut choisir d'être soumise à des hommes exclusivement, ou uniquement à des femmes ou encore un mix. Je sais que Samantha avait choisi une soumission sévère. Je suis moins audacieuse qu'elle et, pour le premier essai, j'ai préféré une séance câline avec un homme et une femme. L'hôtesse m'a dit d'attendre qu'une place se libère. Je n'ai pas attendue très longtemps. La jeune hôtesse m'a appelé, a bandé mes yeux au moyen d'un foulard noir et m'a conduite ainsi dans une pièce m'indiquant seulement que deux personnes m'attendaient pour m'offrir avec obligeance les plus grands plaisirs de l'amour physique qu’une femme peut espérer. 

Laissez-moi vous conter la suite.

Je ne connaissais pas même leur nom. Mon maître et ma maitresse ne disaient pas un mot. J’étais impressionnée et un peu inquiète tout de même, mais mon inquiétude se dissipa peu à peu, au fur et à mesure qu'il et qu’elle me déshabillaient pièce par pièce. 

J’avais choisi une tenue sexy pour l’occasion : une jupe courte laissant apercevoir mon string, un soutien-gorge mini et un pull moulant. J’avais également pris soin de d’épiler à nouveau parfaitement mon pubis pour le rendre bien doux.

Ce fut un moment inoubliable. Des mains qui s'attardaient sur mon corps, chaleureuses et bienveillantes et lorsqu'elles sont arrivées au dernier rempart de ma nudité, que l'une a dégrafé mon soutien-gorge et l'autre a ôté ma culotte mini, je me suis trouvée enfin pleinement rassurée.

Debout sur l'épaisse moquette, nue pour la première fois devant deux personnes, inconnues de surcroît, que je ne voyais pas et que j'essayais en vain d’imaginer, mon corps totalement offert à leur vue et à leurs fantaisies à venir. C'était une sensation nouvelle pour moi de me trouver ainsi désarmée, vulnérable et belle. Une incroyable situation. Mon imagination se mit à galoper au point que je fus vite toute mouillée. 

Des mains se sont mises à explorer mon corps, caressant mes cheveux, évitant pour un moment mes parties les plus sensibles pourtant déjà fort impatientes, parcourant mon dos, mes jambes, mes cuisses, mes fesses, s'attardant sur mon ventre. J'essayais de deviner les doigts aux pressions subtiles et variées. Etaient-ce ceux énergiques de l’homme, ceux délicats de la femme ? Mais je renonçais vite à deviner, tout s'embrouillait dans ma tête et j’ai goûté avec délice la magie de touchers qui m'enivrent. 

Subitement les doigts ont cessé de s'agiter sur mon corps en émoi remplacés par deux objets qui m’ont pénétrée l'un assez gros dans le vagin, l'autre plus fin dans l'anus. C’était certainement des gods mais ils me semblaient différents de ceux que j’utilise.  Tous deux enduits d'une substance qui me provoqua une sorte de brûlure surtout à l'anus mais qui, en même temps, m'envahit d'une immense vague de plaisir. Je reconnu le goût du gingembre. J'avais déjà entendu parler de ce procédé recommandé aux femmes pour booster leur libido. Je ne pus m’empêcher de me tortiller d'excitation en sentant le jus me pénétrer dans le sang et exacerber mes sens. Je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi tellement je me trouvais dans un autre monde d'euphorie sexuelle extrême. Je compris seulement qu'on enlevait les deux gods et au même instant un orgasme sublime ébranla tout mon corps.
J’étais d'une étonnante lucidité. Est-ce le gingembre qui stimulait ainsi mon esprit ? 

J’étais attentive à la suite, impatiente malgré tout de connaître de nouvelles jouissances et heureuse en quelque sorte d'être totalement à la merci de mes maîtres attentionnés ; une soumission totale, mais sereine, sans aucune possibilité de m'y dérober. 

Des bras me soulevèrent et m'allongèrent sur le sol. Une moquette épaisse et confortable. Le maître, me semblait il, noua un ruban avec une douceur exquise autour de mon poignet droit et l'attacha probablement au pied d'un lit. Il fit de même avec l'autre poignet. La femme écarta avec dextérité mes jambes au maximum et attacha mes chevilles à ce qui me semblait être des fauteuils. J’étais totalement écartelée, j'en avais les larmes aux yeux, heureuse d'être ainsi exhibée, moi qui d'habitude suis si pudique en public. 

Pendant qu'une main effleurait mes lèvres, d’autres se glissaient sous mes fesses, les malaxant, les pressant, les écartant. Je sentais une main sur mon sexe qui me pinçait les grandes lèvres, les petites lèvres, tirait dessus, mettait ses doigts dans mon vagin de plus en plus lubrifié, me fouillait partout et parvenait même à faire entrer complètement son poing. J’étais dans le noir complet et j'essayais de deviner à qui appartenaient ces mains si généreuses. Je criais d'étonnement et de plaisir ce qui incita les quatre mains complices à poursuivre avec encore plus d'ardeur. Elles allaient et venaient, se croisaient, se chevauchaient pour affoler mes sens et je fus bientôt submergée par un deuxième orgasme. J'ai joui tellement intensément que je ne pus m’empêcher d'être de plus en plus trempée. En d'autres circonstances, j'aurais ressenti une gêne immense mais ici, maintenant, je ne pensais qu'au plaisir et j’ai vécu mes orgasmes avec intensité mais aussi avec une sensation étrange de dédoublement : moi physiquement qui jouissait sans retenue et dans ce qu'est mon univers mental plongé dans le noir absolu, un personnage féminin autre, une femme encore innocente à bien des égards qui découvrait un monde nouveau. 

Et toujours pas un mot de mes bons maîtres. Silence complet. J'entendais seulement leurs allers et venues d'un pas feutré et leur respiration parfois très saccadée. Ils devaient bien apprécier à me voir ainsi ces deux promoteurs de mes désirs intimes. Je voulais les remercier, leur donner également du plaisir. Ont-ils deviné mes pensées ? Le fait est que j'eu l'impression qu'ils se déshabillaient. Et je ne me suis pas trompée. Voilà que mon maître s'approcha de ma bouche introduisit son sexe qu'il branla entre mes lèvres. Je pris vite la relève et suçais ce pénis anonyme avec une grande avidité. L'homme ne tarda pas à jouir et me faire avaler son sperme. Je compris que le tour de ma maîtresse était venu. A califourchon sur mon visage elle m’invita à la lécher, ce que j’exécutais avec gourmandise. Elle-même explosa sous ma langue. J’en fus très fière.

Deux saveurs à déguster. J’étai comblée et  j’avais bien envie de les masturber à mon tour mais je ne savais comment faire et les règles de la soumission ne m’autorisait aucune initiative. 

Je pensais donc que nous en étions ainsi à la conclusion et que la séance était terminée. Mais non, j'eu encore droit à toute leur attention. Une langue sur ma chatte, une autre sur le bout de mes seins vinrent de nouveau galvaniser mes sens que je croyais apaisés. Je me laissais bercée par le rythme lent du va et vient buccal. Je m'assoupis quant survient un dernier orgasme avant de m'endormir vraiment. 

Je ne sais combien de temps je suis restée ainsi dans un monde de rêve. Quand je me suis réveillée, j’étais assisse sur la banquette de la salle d'accueil. La jeune fille me sourit en m'informant que quelqu'un m‘attendait. Elle me proposa de revenir quand je voudrais pour une deuxième expérience encore plus intense. Je lui promis déjà tout excitée à l'idée d'une nouvelle soumission qui m'attendait et dont j'ignorais de quoi elle serait faite. 

Samantha entra, me sourit également et me raccompagna chez moi. Je me suis endormie immédiatement et j'ai revécu dans mon sommeil, touts les délicieux moments que j'avais connus durant la belle séance d'hier. Je crois qu'à chaque fois dans mes rêves je me suis mise à jouir car mes draps, ce matin, étaient tout mouillés. Je me suis réveillée heureuse et rayonnante, fière de mon exploit. Peut-être un jour le passerai en effet au niveau supérieur. 

Je vous ai tout dit. Soumise mais libre. 

Sonia 25 ans

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Merci à Franz de revenir publier sur le site. Retrouvez ses autres textes : Exhibition, ma passion de femme et Moi, secrètement.