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Dans la cabine d'essayage

Dans la cabine d'essayage

Publiée le 03 avril 2017  































C'est le printemps, bientôt l'été, et il me faut acheter quelques pantalons, les miens étant trop usés… Je vais donc dans un magasin adéquat. Peu de monde sinon une belle jeune femme qui fouine au milieu des robes, jupes et autres corsages... Hélas, nos recherches ne se passent pas au même endroit et je ne vois pas ce que j'irai faire de son côté… Ah, une idée ! Je vais lui demander conseil…

Je vais donc vers elle. C'est vraiment une très belle femme. Elle est habillée d'un haut, décolleté et moulant, mettant en valeur deux seins magnifiques qui semblent en pleine liberté, sans le carcan du soutien gorge… Un jean également moulant qui met en valeur un joli petit cul et fuselle ses deux longues et fines jambes. Je l'aborde :
- Pardon, Mademoiselle, je voudrais faire un cadeau à ma petite amie et comme elle a sensiblement votre taille et votre corpulence, est-ce que vous accepteriez de me conseiller ?
Elle me regarde avec un petit sourire narquois et ne semble pas du tout croire à mon histoire de petite amie. Elle doit se dire que je commence à la draguer… ce en quoi elle n'aurait pas tort !
- Ah oui ! Quelle chance vous avez que je sois justement là ! Et quel genre de vêtements vous voudriez ? Quelque chose de sexy ?
Waouh ! Elle a décidé de me provoquer.
- Pourquoi pas !
- Elle a de belles jambes ? Longues et fines comme les miennes ?
- Tout à fait, oui !
- Alors, regardez ces petites robes courtes ou alors ces mini jupes. Elles sont sexy, non ? Si elle fait ma corpulence, prenez la taille 38… Et elle a de belles fesses ?
Décidément oui, elle a envie de jouer avec moi. J'ose :
- Oui, comme les vôtres à peu près !
- J'aime pas mes fesses.
- Ah bon ? Moi je les aime bien… les siennes, pardon, ne vous méprenez pas…
- Ben voyons ! Alors, si elle a de belles petites fesses bien rondes et bien fermes et des belles jambes, offrez lui un petit short comme celui-ci… Très court, très taille basse, très moulant… Mais vous aurez du mal à la garder votre amie, tous les mâles lui courront après !
Nous rions ensemble, elle franchement, moi un peu jaune !
- Et des sous-vêtements ?
- Alors là, ne me demandez pas conseil. Je suis contre. Je ne porte jamais de soutien gorge et ne mets que des strings achetés par 10 au supermarché. Je me sens ainsi beaucoup plus libre et ça plaît à mes hommes. Ils ont plus vite accès à ce qu'ils recherchent. Et pourquoi dépenser du fric pour des vêtements qui ne sont faits que pour être enlevés ? Allez, Monsieur, bonne journée et bon choix.
- Mais, je…
- Non. Au revoir Monsieur.
Et elle me gratifie d'un magnifique sourire. Je n'insiste pas pour ne pas passer pour un goujat et un macho pervers et lubrique. Elle retourne vers les robes, je fais semblant de farfouiller dans les pantalons et shorts pour femmes… Puis je me redirige vers le rayon hommes. En passant à proximité d'elle, je lui dis :
- Finalement, je pense que je vais revenir avec elle et elle choisira elle-même.
- Ben oui ! Vous avez raison !
Elle ne semble absolument pas me croire !


Je choisis 5 pantalons pour moi et vais pour les essayer.
En entrant dans le salon d’essayage, je me retrouve, pas tout à fait par hasard je dois vous l'avouer, en même temps qu'elle avec tout un tas de vêtements sur ses bras. Galamment, je lui fais signe de passer devant et je la suis. Elle entre dans une cabine dans laquelle je me serais bien glissé avec elle.
Elle me lance un sourire coquin en tirant le rideau derrière elle. Je me contente donc de la cabine d'à côté.

Je me déchausse, défais mon ceinturon et m'apprête à ôter mon pantalon. A côté je l'entends s'agiter, accrocher ses vêtements au porte-manteau, balancer d'un coup de pied ses souliers. J'entends le glissement de ses vêtements qu'elle ôte… Je ne peux m'empêcher de l'imaginer enlevant son haut et libérant ainsi ses seins… puis son pantalon qui descend le long de ses longues jambes… Elle est donc là, quasiment nue, séparée de moi par une si fine cloison de contreplaqué…
Je suis moi aussi en slip… Je choisis le premier futal que je vais essayer. Je l'enfile, l’agrafe, monte le zip, plie le bas dans un rapide ourlet et me regarde dans la glace. Ouais ! Pas mal. Mais la couleur, pas terrible !

Je tends l'oreille. A côté c'est le silence.
J'ôte le pantalon pour essayer le second. Alors que je suis de nouveau en slip, j'entends à côté un long soupir… J'imagine ma belle voisine, nue dans sa cabine. J'imagine que son soupir est provoqué par les caresses que je lui prodiguerais !
Et je me mets à rêver !… Je rêve qu'elle me rejoint dans ma cabine ou moi je la rejoins dans sa cabine, ou on se retrouve ailleurs, qu'importe… Nous sommes nus tous les deux. Nos corps se rapprochent, se collent l'un à l'autre. Seins contre seins, ventre contre ventre, cuisses contre cuisses, sexe contre sexe… Plaisir ! Frissons ! Bonheur du peau à peau ! Je lui caresse ses épaules, ses bras, ses seins, son dos, ses fesses… Elle n'aime pas ses fesses, dit-elle. Quelle femme aime ses fesses ? Toutes s'en plaignent. C'est pourtant, à mes yeux, la plus belle partie de leur anatomie. Les fesses des femmes sont toujours belles !… Elle ne reste pas inactive… Elle me caresse aussi mes fesses et l'autre main se glisse entre nos deux corps et se saisit de mon vit dressé…

J'ai plus de mal à fermer le second pantalon. C'est que j'ai légèrement gonflé de l'entre-jambes
à force de penser à la belle d'à côté !
Je l'enlève pour essayer le troisième. J'entends à côté un doux gémissement. Elle pousse un léger râle. Ce n'est pas possible ! Elle est en train de se caresser ! Elle cherche son plaisir, là, dans ce magasin, à trente centimètres de moi… Et elle sait que je suis là, que je peux l'entendre car elle doit elle aussi m'entendre !
Ca s'agite dans mon bas ventre, ça enfle, se redresse…
Je rêve que je la fais s'asseoir sur la banquette qui est là. Je lui écarte doucement les genoux, m'agenouille entre ses cuisses et plonge le visage vers son sexe… Sexe parfaitement épilé, sexe adolescent… Sexe ouvert, humide, chaud d'impatience… Je l'embrasse, je le lèche… Je titille le clito de la pointe de ma langue… Je glisse une main sous ses fesses… Glisse un doigt entre ses lèvres… Elle se raidit… Je l'entends gémir, respirer fort…

Je retiens mon souffle pour mieux entendre à côté. Elle souffle, halète, gémit… Je l'imagine la main entre ses cuisses, en cet endroit si délicat et si sensible où je préférerais ma propre main, ma bouche…
Alors j'ôte mon tee-shirt, laisse tomber mon slip à mes pieds et, entièrement nu dans cette cabine d'essayage, je commence à faire aller et venir, au rythme de son souffle, ma main le long de mon phallus déployé dans toute sa splendeur…
Elle geint, soupire fort, râle. Je ferme les yeux, essaie de la deviner nue comme moi, cherchant le plaisir, titillant son clitoris, pénétrant ses doigts entre ses lèvres que j'imagine gonflées de désir et humides… Je l'imagine penchée sur mon phallus qu'elle suce à pleine bouche en jouant avec mes testicules… C'est si bon…

Et je repense alors à cette œillade qu'elle m'a lancée tout à l'heure en s'enfermant dans la cabine. A ses réponses provocantes, espiègles à mes demandes de conseils. Pas de doute, j'en suis certain, je l'ai troublée et elle pense à moi en se procurant ce plaisir solitaire.
"Allez ! Ca va venir !", l'entends-je soupirer dans un souffle.

Elle devient de plus en plus explicite la bougresse. Je l'imagine les doigts trempés, enfoncés, les yeux révulsés de plaisir. Son cri est un appel à être prise ! Elle est en pâmoison. Elle en perd la raison. Et moi avec. Je suis à deux doigts de l'orgasme mais je me retiens… Pas ici ! Pourtant j'ai grande envie de la pénétrer, envie de jouir en elle… Envie de l'entendre jouir.

Quel gaspillage ! On pourrait s'arranger. Je la vois déjà, belle créature, dans mes bras, contre moi… Je peux l'inviter chez moi pour, avec elle, réviser notre Kamasutra !

Alors, prenant mon courage à deux mains, je toque légèrement contre la cloison et pousse dans un murmure pour que d'autres n'entendent pas :
- Ca va ? Voulez-vous de l'aide ? Voulez-vous que je vienne ?
J'entends déjà son " Oh oui !", son "Vite !".
Mais elle n'en est pas là. J'apprends, à mes dépens, que tout bon espion doit, avant toute initiative hasardeuse, savoir décrypter les signes qu'il perçoit et ne pas laisser trop jouer son imagination.
Dans un long soupir, presque à la limite des larmes, me semble t-il, elle me répond :
- S'il vous plaît, Monsieur, appelez une vendeuse ! J'ai coincé mes cheveux dans la fermeture éclair de la robe que j'essayais ! Je n'arrive pas à m'en défaire malgré tous mes efforts depuis 10 minutes !.

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Merci une nouvelle fois à Domi qui a su si bien mêler humour et érotisme.
Vous pouvez le retrouver sur son site mais également découvrir ses autres nouvelles publiées sur Nouvelles Erotiques : Il pleuvait fort, Le week-end initiatique de Léa, Gwendoline, la femme inattendue, Docteur Jekyll et Miss Hyde et Pourquoi faudrait-il choisir ?

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Je vous invite également à lire Fantasme ou réalité ? où j'explore également le fantasme de l'amour dans la cabine d'essayage.

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