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Nuit de noces

Nuit de noces

Publiée le 16 juin 2016  

Éric ricane dans sa barbe naissante. Julien, son jumeau depuis bientôt trente-cinq ans, a l'air encore plus soûl que lui. Quelques silhouettes se trémoussent encore sur la piste de danse. Leur soirée de mariage touche à sa fin.

         Le regard d'Éric se perd dans le vague. Toute sa vie se met à défiler dans ses pensées, comme si elle se terminait, là, maintenant. Ce qui est un peu le cas après tout.

         Les deux frères ne se sont jamais quittés, partageant tout, les petites voitures comme les petites amies. Jouant de leur ressemblance, spécialistes des coups pendables, ils ne peuvent se passer l'un de l'autre, au point de s'installer ensemble une fois leurs études terminées. Des deux garçons, Julien est le plus réservé, le plus sensible. Le plus romantique aussi.

         Devenus des hommes, ils ont continué d'échanger les corvées, les rendez-vous et les maîtresses. Ils sont heureux ainsi, à l’exception des sempiternelles piques maternelles : « Vous finirez vieux garçons ! ». Agacés, et un peu inquiets peut-être, ils se sont inscrits dans un groupe de « jumeaux indécollables », sur le modèle des « alcooliques anonymes ».

         Deux jumelles adorables participent aux séances. Elles sont absolument identiques et cultivent elles aussi leur ressemblance jusqu'à la moindre barrette. Seuls Julien et Éric les reconnaissent au premier coup d’œil. Le regard de Marie est limpide, innocent, clair comme de l'eau de roche ; celui de Sandra, provocateur, chaud, aguicheur, comme son sourire. Chacun des jumeaux s’est tourné naturellement vers son double féminin. Éric a jeté son dévolu sur Sandra, rieuse et extravertie comme lui, tandis que Julien et Marie se sont rapprochés. Une affectueuse complicité s’est nouée entre ces deux timides, ne tardant pas à évoluer vers une tendre attirance.

         Des liens se tissent au fil des soirées, des vacances passées ensemble, et, quelques mois plus tard, ils annoncent à leur mère radieuse qu'ils comptent se marier le même jour. C’est maintenant chose faite, pour le meilleur et pour le pire.

          Éric se secoue et s'étire en grognant. Il rejoint sa jeune épouse se déhanchant sur la piste et l’attrape par la taille sans cérémonie. « Allez ma belle, il est temps de passer à la casserole !«  lui lance-t-il, égrillard et coquin. Un gloussement éraillé lui répond. Elle n'a pas l'air très fraîche non plus. Il l'attire à lui et la soulève dans ses bras, comme il se doit pour toute jeune mariée. Heureusement, ils ont eu la sagesse de réserver des chambres sur place.

         Julien se rend bientôt compte que son frère s'est éclipsé avec sa dulcinée. Une sorte de sixième sens l'alerte toujours de l’absence de son frère. Il rassemble son courage et se lève à son tour, vaguement nauséeux. Il a du mal à y voir clair.  Sa douce épouse somnole déjà, à demi couchée sur la table. Il la réveille doucement et lui chuchote de le suivre.

          Éric pousse la porte de leur chambre avec soulagement et allonge sa femme sur le grand lit. Il s'empresse de la trousser et de la caresser partout comme elle aime tant. Contre toute attente, il la sent frémir et se raidir sous ses doigts. Éric suspend son geste, surpris. Que lui arrive-il ?

         — Que veux-tu ma déesse ? Que je te lèche jusqu'à ce que tu cries grâce ? Ou que je saisisse fort tes hanches et te prenne tel un hussard ! Commande et j'obéis !

         Un rire étouffé lui répond au lieu des injonctions habituelles. Alarmé, Éric regarde de plus près son épouse. Ces yeux inquiets, ce sourire timide, cette mine effarouchée … Il dessoûle sur le champ en réalisant son erreur. Dans son ivresse et sa hâte il a emmené Marie ! Julien et lui avaient souvent échangé les filles, certes, mais pas cette fois... et en plus, là, il s'agit de leur nuit de noces ! Comment a-t-il pu merder à ce point ? Le front moite et le cœur battant à cent à l'heure, Éric s'efforce de réfléchir. Avant tout, rassurer Marie, imiter le style gentillet et doucereux de son frère.

         — Excuse-moi ma chérie je m'égare, j'ai trop bu je crois ! Tu me pardonnes ? Je ne dis que des bêtises ... Je te propose un massage pour te détendre, rien ne presse, nous avons toute la nuit ! 

         Marie acquiesce d'un murmure de joie et, un peu éméchée elle aussi,  s'abandonne aux mains de son aimé.

          Éric retire d'une main experte l'encombrante robe de mariée et les dessous en dentelle. Marie se retrouve nue en un clin d’œil. Elle croise ses bras contre sa poitrine, lui demande d’une petite voix d'éteindre la lumière et fait mine de se glisser sous les draps protecteurs. Éric la retient d'un geste, et adoucit sa voix, se faisant l'effet du loup de la fable qui veut tromper les agneaux.

         — Mon amour, c'est notre nuit de noces ! Fais-moi confiance, laisse-toi faire et elle sera inoubliable… Profite du massage sans te poser de questions.

           Affichant son sourire le plus enjôleur, il avance des mains caressantes vers le corps pâle de Marie, et s’émerveille de la douceur de sa peau, de la finesse de son corps. Il ne peut plus la confondre avec son épouse, c’est tout simplement impossible. Sandra, bonne vivante, affiche des formes plus généreuses, des chairs voluptueuses, assumées avec grâce et sensualité. Marie, elle, ressemble plutôt à un chat efflanqué une fois débarrassée de ses vêtements. Il la sent toute légère et fragile sous ses mains. Il n'a plus envie de se jeter sur elle et de la pénétrer d'un seul mouvement comme il le fait de toutes ses forces avec Sandra. Il aurait trop peur de la briser. Il la caresse le plus doucement possible, déclenchant les rires de la jeune fille. Il affirme son geste, ajuste la pression de ses doigts, et les rires nerveux sont bientôt remplacés par des murmures de bien-être qu'il apprécie en connaisseur.

         Au bout d'un moment, Éric devine que Marie s’est assoupie. Tout son corps s'est relâché et ne répond plus à ses caresses. En d'autres temps, il se serait vexé, mais cette fois, il se sent soulagé. Cette situation le met décidément trop mal à l'aise. C’est l’occasion d’aller s'expliquer avec son frère, quelques chambres plus loin.

          Julien, lui, est bien trop ivre et excité pour réaliser quoi que soit. Il a entraîné sa femme malgré ses protestations d'ivrogne, ils ont progressé en riant vers leur chambre, se soutenant l'un l'autre, et se sont jetés sur le lit. Sa jeune épouse se déshabille aussitôt, au grand étonnement de Julien, habitué à la dévêtir peu à peu, avec mille précautions. Il met son audace sur le compte du champagne et du stress de la journée. Il s'en réjouit et la prend dans ses bras, goûtant le contact de sa peau nue et chaude. Sa femme se dégage en riant et lui propose l'inconcevable.

         — Mon chéri ! Je t'ai promis d'être vierge pour notre nuit de noces, et je ne veux pas commencer ma vie d'épouse par un mensonge ! Je veux te faire une surprise ! Tu vas me prendre là, entre les fesses ….. Si si ! Oh ne fais pas celui qui ne comprends pas espèce de coquin, tu sais très bien ce dont je parle ! Oui, tu peux baiser mon cul ! Il est vierge, il est à toi ! Et arrête de rougir comme une jeune fille ! Regarde, je m'y suis préparée toute la journée...

         Elle se retourne vivement, et se penche, mettant en valeur ses belles fesses rondes au centre desquelles brille un bijou. Fasciné,  incrédule, Julien regarde le plug en diamant sans comprendre.

         — C'est ma seconde bague de fiançailles glousse Sandra.

Ses fesses, secouées de rire elles aussi, menacent d'expulser le bijou anal. Julien manque de perdre la tête en voyant Sandra l'enlever doucement, révélant une ouverture secrète, rose et luisante.

         — Dépêche-toi d'y mettre un doigt rigole Sandra, je n'ai pas supporté ce truc toute la journée pour rien !

         Déjà, la petite ouverture se referme toute seule. L'instinct sexuel de Julien se réveille enfin. Il lèche son index, l'enduit copieusement de salive, et le glisse juste avant que le petit trou ne disparaisse complètement. Il entreprend alors de l'agrandir et l'assouplir en le massant doucement, rajoutant de son autre main un peu d'humidité. Quand il réussit à bouger son doigt tout à son aise, il le retire lentement, son sexe se tient tout proche, tendu, prêt à le remplacer aussitôt.

         Qu'est-il arrivé à Marie s’interroge Julien avant de fermer les yeux de bonheur en la pénétrant. Il n'a jamais connu de sensation aussi excitante, jamais son sexe n'a été serré si fort, ne s'est senti si à l'étroit. Il se demande s'il arrivera à tenir, et se prépare à bouger le plus lentement possible pour éviter l’inéluctable.

          C'est à ce moment là qu’Éric entre et surprend les amants. Hypnotisé, Éric voit son jumeau agrippé aux hanches de Sandra, plantant profondément ses ongles dans ses chairs. La tête renversée en arrière, les paupières plissées et les lèvres serrées, Julien lutte visiblement pour tenter de retarder un orgasme imminent. Il la sodomise avec extase, et Sandra, les yeux révulsés, gémit sans retenue. Elle se tord en tous sens, semble vouloir échapper à l'emprise de son partenaire. Peine perdue, il n'y a aucune échappatoire, la poigne de Julien la maintient fort contre lui. Se sachant impuissante, elle laisse échapper des soupirs qui évoquent autant le plaisir que la force de la pénétration. Sa croupe ondule de façon magnifique, mais Julien, les yeux fermés, reste entièrement concentré sur la montée de son plaisir, voulant différer encore le moment où il explosera. Sandra se démène tellement qu'elle réussit à lui échapper l'espace d'un instant. Julien grogne de frustration, et d'une main, la plaque contre lui de plus belle. Son autre main s'empare de son sexe magnifiquement dressé et l'introduit vivement entre les fesses de la jeune femme. Son membre s'engouffre et disparait entièrement dans la minuscule ouverture. Sandra se rend et s'abandonne à la force de cette étreinte, se contentant de jolis cris aigus.

         Éric regarde fasciné ce sexe immense, avalé, aspiré si facilement entre les fesses de Sandra, dans cette entrée invisible, cachée, et grande ouverte ce soir. Il ne ressent aucune jalousie, seulement une intense excitation qui monte au rythme des cris de Sandra et de la cadence imposée par son frère. Son propre sexe se tend douloureusement. Il meurt d'envie de se joindre au duo.

         Julien fait encore quelques vigoureux mouvements de va-et-vient, puis se met à râler. Dans un dernier coup de rein, ne pouvant plus retenir sa jouissance, il presse les fesses de Sandra plus fort encore contre lui, et la tient ainsi, immobilisée, pendant que sa semence déferle en elle.

         Sandra se dégage promptement, furieuse, et proteste, au bord de l'hystérie.

         — Oh mais tu aurais pu m'attendre, monstre ! Qu'est ce qui t'arrive, je t'ai connu plus endurant !

         Peu rancunière, elle se retourne et s'avance vers lui à genoux, chaloupant, féline et câline. Elle s'approche tout près de son membre repu, qui reprend peu à peu sa modeste taille et se prépare au repos.

         Julien soupire de bonheur et s'étire, comblé.

         — Laisse-moi un peu de temps ma chérie, je ne peux plus rien pour toi pour l'instant...

         — Ah vraiment, tu crois ça ! C'est bien mal me connaître !

         Sauvage et belle à damner tous les Saints, Sandra s’installe devant lui, toujours à genoux, le regard lourd de promesses. Ses mains pressent son ventre, ses seins, de façon plus que suggestive. Elle se penche et touche du bout de la langue le sexe de Julien qui remue, déjà prêt à se laisser relever, tant la sensation est délicieuse. Sandra sourit malicieusement. Gourmande, elle l’engloutit tout entier dans sa bouche et le suce voracement. 

         C'est plus que ne peut en supporter Éric. Il réalise soudain qu'il a ouvert son pantalon et se masturbe en contemplant les ébats de son jumeau avec sa femme. Son sexe est dur comme du métal, il le presse fort entre ses mains. S'il s’attarde encore, il va jouir, comme ça, appuyé contre la porte, et se répandre sur  le sol de la chambre. On a connu plus belle nuit de noces ! Éric se reprend et renonce à avertir son frère de leur erreur. Impossible de les interrompre, ils sont allés trop loin déjà. Il sera toujours temps d'aviser demain, quand tous auront les idées claires.

         Éric prend une grande inspiration, et se décide à rejoindre son épouse d'un soir. Il va retrouver Marie, la tendre et innocente Marie. Et n'en faire qu'une bouchée. A regrets, il referme son pantalon et recule sur la pointe des pieds, se faisant le plus discret possible. Précaution bien inutile, les ahanements de Julien et les bruits de bouche de Sandra font un vacarme de tous les diables. 

         Il réveillera Marie de sa langue et de ses mains. Elle aussi a droit à sa nuit de noces ! Il se fera câlin et doux le temps d’apprivoiser cette jouvencelle et la rendre folle de désir. Alors, seulement, il se dévoilera. De son point de vue, Marie est vierge ou presque. Les deux frères ne se cachent rien et Julien l’enviait souvent de s’amuser autant avec Sandra. Lui et Marie ne font l'amour que dans le noir, furtivement et sans bruit. Il s’allonge doucement sur elle, veillant à ne pas trop l’écraser, et l’aime en bougeant à peine, se retenant d’exprimer son plaisir. Éric l'aurait bousculée depuis longtemps à sa place, mais Julien, amant attentionné, guette les moindres désirs de la jeune fille. « Prêtes-la moi et je te la transforme en déesse de l'amour ! » Promettait Éric. Julien riait et secouait la tête. Il aimait sa douce fiancée si coincée, et ne voulait pas la changer.

Éric tient enfin l’occasion de lui faire découvrir les plaisirs de la vie, avant que son benêt de frère ne la reprenne. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Julien le remerciera et lui devra une fière chandelle ! Demain, il récupérera une Marie transformée ! Éric espère seulement que Sandra, folle de jalousie, ne le griffera pas jusqu’au sang.

          Il regagne sa chambre et découvre le plus joli des tableaux. Marie a bougé dans son sommeil. Elle dort sur le dos et ses jambes légèrement écartées révèlent le plus joli sexe de femme qui soit. Julien commence à se lasser du sexe entièrement épilé de Sandra qui pique toujours un peu. Il se réjouit de découvrir un ravissant mont de Vénus au naturel, couvert d’une petite toison bouclée. Ses lèvres intimes entrouvertes laissent échapper une minuscule perle de liqueur. Éric a aussitôt envie de lécher cette goutte et d'enfouir sa langue partout à la recherche d'autres saveurs. Il s'approche à pas de loup. Il la touche presque et respire son délicat parfum de femme. N'en pouvant plus, enivré à nouveau, il approche sa bouche et la pose sur la tendre ouverture. La douceur et la chaleur du sexe de la jeune femme, son goût délicat, ont raison de ses sages résolutions. 

         Tremblant de désir, il pose ses mains sur les cuisses de Marie pour les ouvrir et mieux positionner sa tête. Il se met à laper à grands coups de langue les petits plis de chair et la jolie fente humide. Bientôt, il la sent toute mouillée. Ce n’est pas seulement grâce à ses baisers, une douce humidité coule en abondance, et Éric la boit avidement. Il devine que Marie s’est réveillée aux mouvements de son bassin qui se lève vers sa bouche, recherchant le contact de sa langue quand il s'amuse à la lâcher un instant.

         Marie continue à faire semblant de dormir et il comprend son encouragement muet. Elle serait incapable de lui dire de continuer. Ravi, il poursuit de plus belle, guidé par ses mouvements et les gémissements qu'elle laisse échapper malgré elle. Marie se tend soudain comme un arc et pousse le plus charmant des cris de plaisir. Un mélange de joie pure, d'étonnement, de rire étouffé, de  jouissance extrême. Eric est bouleversé par le plaisir candide de Marie et ne l’en désire que plus. 

         Après l'orgasme, les jambes de Marie se referment toutes seules, telles des ailes de papillon.  Éric lui sourit et secoue la tête. Fou de désir, il appuie avec douceur sur les cuisses de la jeune femme pour les rouvrir, et se faufile entre elles, avant de se poser sur son corps. Son sexe s'anime et trouve tout de suite son chemin dans l'humidité chaude de la jeune fille. Marie gémit de désir, bouge pour mieux l'attirer en elle et referme ses bras sur son dos, le serrant fort, accompagnant ses mouvements. Elle ne cache plus son réveil.

                   Le lendemain, Marie et Éric se réveillent heureux et confus à la fois. Dégrisés, ils se regardent longtemps, les yeux dans les yeux, incrédules, terrassés par le même coup de foudre. Si Sandra, avec son audace et sa lubricité, avait d’abord conquis Éric, il craque à présent pour sa sœur, si effacée, si discrète. Si abandonnée. Il ne veut plus être dominé, il veut chérir et protéger une douce jeune femme. Il prend Marie tendrement dans ses bras, caresse ses seins, apprécie sa taille fine et la douceur de sa peau, avant d’insinuer un doigt léger dans son intimité toute humide encore de leur nuit.

         Ils refont l'amour avec passion et tendresse, avant que la faim ne les mène jusqu'au restaurant, tout gazouillants et gorgés d'amour. Éric picore des bisous dans le cou de Marie et lui chuchote des compliments, la faisant rire de joie. Mais sur le seuil du restaurant, Marie se fige soudain et lui fait signe de se taire. Tout près d'eux, juste en face, Sandra et Julien terminent leur petit-déjeuner. Ils ne les voient pas, absorbés dans une discussion qui semble tourner en dispute. Sandra élève la voix et ses propos parviennent distinctement aux oreilles des deux amoureux.

         — Oh mais comment a-t-on pu faire ça ! Je veux retrouver mon Éric, viens, on va les réveiller, c'est insupportable à la fin ….

Julien tâche visiblement de temporiser, mais Sandra secoue la tête, hystérique.

-       On y va ! Maintenant ! Je veux le récupérer !

         Éric ressent des frissons dans le dos. Non, il ne veut pas redevenir « son » Éric. Il vient de découvrir la douceur, la lenteur, la tendresse. Il ne veut plus de cette furie qui veut tester le Kamasutra intégralement tous les soirs. Il recule discrètement, entraînant Marie.

         — Vite, on plie bagage et on file en voyage de noces ! On déjeunera à la gare, notre train ne part que cet après midi. C'est une surprise ! Sandra ne sait pas où j'ai réservé, c'est moi qui ai choisi pour une fois… Tu veux bien la remplacer ? On avisera plus tard ! Oh dis oui....

         Ses yeux suppliants, emplis d'amour et d'espoir, son sourire irrésistible, ont raison des derniers scrupules de Marie. Elle ne peut plus renoncer à son pirate, à son chevalier servant, après avoir été si merveilleusement aimée. 

          Pour la première fois de sa vie, Éric se dépêche de s'éloigner le plus loin possible de son jumeau, se contentant d'un texto piteux pour l'avertir de son infortune. 

         « Trop bourré hier, et trop en retard ce matin, je suis parti avec Marie, on en parle à notre retour. Désolé frérot ! Amuse-toi bien avec Sandra ! » .

         Sur ce, il coupe son portable et l'oublie.

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Cette nouvelle est l'oeuvre de la délicieuse Clarissa Rivière, publiée régulièrement à la Musardine. Pour en savoir plus sur l'auteur, retrouvez son interview ici et rendez-vous sur son site, les goûters de Clarissa

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Crédit photo Neosantiago

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