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Le week-end initiatique de Léa (6/7)

Le week-end initiatique de Léa (6/7)

Publiée le 02 octobre 2013  

Première partie
Deuxième partie
Troisième partie
Quatrième partie
Cinquième partie 

 

Wilfried gare la voiture dans un parking souterrain proche des Champs-Elysées. Il coupe le contact. Et en posant sa main sur la cuisse de Léa, il dit :
- Détendez-vous, Mademoiselle Léa. Je vous sens crispée.
- Je vous l'avoue, Monsieur. Oui. J'ai peur de ce qui m'attend...
- Ah bon ? Et pourquoi ?
- J'ai eu tellement peur souvent pendant ces deux jours que je crains le pire.
- Mais vous avez eu aussi beaucoup de plaisir, n'est-ce pas ?
- Oui, Monsieur.
- Et bien alors ? Bon ! Je ne devrais pas vous le dire pour garder l'effet de surprise mais rassurez-vous. Vos épreuves sont terminées. A moins que ma propre présence soit une épreuve pour vous. Ce soir, vous m'appartenez et vous n'appartenez rien qu'à moi. Avec cependant une petite surprise, mais je crois que ça ne vous déplaira pas, ce soir, lorsque nous serons revenus à la maison. Ça vous va ainsi ?

Léa est soulagée. Un poids la quitte.
- Oh oui, Monsieur.
D'autant plus soulagée que Wilfried met un bras autour de ses épaules, l'attire vers lui et cherche sa bouche avec la sienne. Leur premier vrai et long baiser. Pendant que leurs langues s'agitent et dansent ensemble dans la bouche de l'un, de l'autre, Wilfried a glissé sa main sous le haut de Léa et lui caresse doucement, tendrement les seins dont les tétons se dressent... Elle ose poser sa main tout en haut de sa cuisse et devine le sexe tendu à travers le tissus du pantalon.
- Allons. Venez.

Ils sortent tous deux de la voiture. Il la prend par la taille et ils sortent du parking. De temps en temps, sa main glisse sur les fesses qu'elle caresse furtivement avant de remonter sur la hanche. 

Lorsqu'ils rentrent dans le restaurant, Léa a un mouvement de recul et de malaise. Ambiance feutrée, moquette épaisse au sol, décoration luxueuse, lustres de cristal tombant du plafond, tapisseries aux murs, tables richement montées avec leurs rangées de verres en cristal, leurs nombreux couverts par convives, leurs sièges capitonnés... Les femmes sont bellement habillées, chargées de bijoux. Certaines sont en robes longues... Les hommes sont également en costumes et certains même, en smoking avec nœud papillon, montre à gousset... Les serveurs sont en queue de pie et gants blancs, les serveuses en robe noir strict avec petit tablier blanc... Léa ne se sent absolument pas à sa place dans ce cadre avec son petit short et son haut qui laissent tout voir de sa morphologie... Elle se sent rougir...
Mais Wilfried lui désigne un escalier juste à côté de la porte d'entrée et l'invite à le monter. Il la suit. Elle devine son regard sur ses fesses, ses cuisses...

Ils arrivent sur un palier. Wilfried passe devant elle, ouvre une porte et lui fait signe de rentrer. Une toute autre ambiance ! Lumières tamisées. La salle est tout aussi belle que celle du bas mais beaucoup plus simple. Un grand espace au milieu. Les tables sont disposées autour de ce qui doit être une piste de danse, séparées les uns des autres par des petites cloisons faisant de chacune un petit coin intime. Léa remarque tout de suite que les femmes sont aussi peu habillées qu'elle et les hommes sont en tenues plus sportives, plus décontractées. Elle observe aussi que certains couples sont enlacés, en attendant d'être servis, d'une manière qui ne laisse aucune ambigüité sur ce qu'ils sont en train de faire : mains plongées dans des décolletés, dans des braguettes, sur des cuisses nues...

Une grande femme fine vient à leur rencontre. La maîtresse d'hôtel sans doute. Vêtue d'un short en cuir très court et très moulant et d'un chemisier transparent dont seuls les deux boutons du bas sont attachés ; il laisse ainsi tout voir de la poitrine, fort belle d'ailleurs, de la femme.

Elle accueille chaleureusement les nouveaux arrivants.

- Bonsoir, cher Monsieur. Bonsoir Madame.
- Bonsoir Madame Sophie. J'ai réservé une table pour deux personnes.
- Oui, oui, tout à fait. Je vais vous y conduire, si vous voulez bien me suivre.
En traversant la salle, ostensiblement Wilfried pose sa main sur les fesses de Léa. Ailleurs, ce geste de possession aurait terriblement gêné la jeune femme. Mais dans ce lieu, cela ne la gêne absolument pas, au contraire. Ce lieu semble dédié à tous les plaisirs et, puisque Wilfried lui a certifié que ce soir elle lui appartenait et à lui seul, elle veut jouer pleinement le jeu.

- Voulez-vous un apéritif ?
- Amenez-nous une de vos meilleures bouteilles de champagne, s'il vous plait.
- Je vous fais amener cela ainsi que la carte.
Et elle s'éloigne. Léa est surprise de ce lieu. Elle n'imaginait pas que de tels lieux pouvaient exister. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises !
Ils sont assis non pas face à face comme dans n'importe quel autre restaurant mais côte à côte sur une banquette très confortable... Comme en bas, la table est joliment présentée avec ses rangées de verres de différentes tailles et ses nombreux couverts.

Wilfried pose une main sur sa cuisse, tout contre son pubis. Instinctivement, elle écarte les jambes. Il la prend par la nuque de l'autre main et la rapproche de lui pour un nouveau long et profond baiser... Ses doigts se sont faufilés entre ses cuisses et agacent son sexe à travers le fin tissu du short.

- Que je vous donne quelques explications. Dans cette salle, il est servi exactement le même menu qu'en bas, la même qualité de service. Mais disons que l'ambiance est beaucoup plus... disons, beaucoup moins guindée ! C'est le moins qu'on puisse dire. Madame Sophie est une amie. Une dominatrice. Et toutes les serveuses et tous les serveurs constituent ce qu'on pourrait appeler... son harem. L'ambiance vous plait ?
- Beaucoup, Monsieur. Merci.
- Je vous autorise ce soir à oser prendre des initiatives, si vous voyez ce que je veux dire. Discrètement, nous ne sommes pas chez le Baron, avec une certaine tenue donc mais aussi directement...

Léa n'a pas le temps de lui répondre. Une magnifique jeune fille qui doit avoir à peine 20 ans leur amène dans un seau la bouteille de champagne commandée. Et, Léa en est fortement surprise, elle ne porte pour tout vêtement... qu'un mini string rouge qui lui arrive au ras du pubis. Elle ouvre la bouteille.
- Merci, Clara. Vous embellissez de jour en jour.
- Merci Monsieur.

C'est vrai qu'elle est belle cette fille, pense Léa. Ses petits seins arrogants, ses fesses rondes, ses longues cuisses fuselées... Elle est obnubilée par son pubis : le fin tissu du string a pénétré entre ses lèvres et les dessine parfaitement... Comme si elle était entièrement nue.
Léa la regarde s'éloigner. Elle semble parfaitement à l'aise dans sa presque nudité devant tout le monde.
Arrive alors un jeune garçon, le même âge sensiblement... et la même tenue. Un string rouge qui moule parfaitement la forme de son sexe et de ses testicules. Il se poste à côté de Léa et lui tend la carte. Puis donne l'autre à Wilfried.
- Bonsoir Armand, vous allez bien ?
- Oui, merci Monsieur. Je suis content de vous revoir.
- Moi aussi, mon garçon. Je garde un bon souvenir de vous, de ces belles nuits torrides avec vous et les copains.
- Merci Monsieur. J'aimais bien aussi.

Le garçon ne se démonte pas devant les insinuations de Wilfried. Et Léa, qui a le regard aimanté par son sexe, le voit même frémir à travers le tissu.
- Et avec Madame Sophie ?
Les yeux du garçon brillent.
- Ça va bien. Super.
- Racontez à Mademoiselle.

Là, le garçon commence à rougir légèrement.
- Eh bien... Nous sommes six. Trois filles et trois garçons. Le soir, à quelques-uns, nous faisons le service au restaurant. Nous vivons ensemble et parfois on joue...
- Vous jouez ? Que diable ! Dites-nous en plus mon garçon.
- Eh bien... Madame Sophie organise des spectacles pour elle seule ou pour des amis. Elle nous demande de faire l'amour entre nous. Entre garçons, entre filles, entre garçons et filles... Parfois à deux ou à trois ou plus... Parfois, elle nous demande aussi de nous masturber devant elle ou ses amis...
- Et vous aimez cela ?
- Me masturber ?
- Vous masturber et le reste...
- Oui Monsieur. Je vous laisse faire votre choix ?
- Merci. Mademoiselle, donnez-moi votre carte et laissez-moi choisir moi-même. Et buvons.

Il prend sa flûte de champagne et la lève à la santé de Léa. Elle fait de même...
Lorsqu'il a fini de consulter la carte, il met un bras autour du cou de Léa, prend sa main et la pose sur sa braguette.
- Que sentez-vous ?
- Vous êtes en érection, Monsieur.
- Oui je bande. Et sachez que c'est vous qui me mettez dans cet état. Vous mais aussi ce jeune Armand.

Léa est surprise de cet aveu. Et cela doit se voir.
- Pourquoi êtes-vous surprise ? Vous m'avez vu ce matin avec Cédric... Et oui, j'aime les garçons aussi. Les jeunes garçons, ces jeunes éphèbes... Armand et ses copains qui travaillent ici et qui sont maintenant au service de Madame Sophie, comme Cédric et d'autres encore, je les ai eus dans mon lit... J'aime sentir ces jeunes corps contre le mien, ces corps musclés mais à la musculature encore fine... J'aime voir et sentir leur jeune sexe frémir, se tendre, se durcir, se redresser fièrement... Vous aimez faire des fellations ?
- Oui, Monsieur.
- Et bien moi aussi. Et ces jeunes sont généreux en foutre, leur jouissance est profonde, leurs orgasmes sont longs... Je vous choque ?
- Pas du tout.
- D'ailleurs pourquoi seriez-vous choquée ? Je vous ai vue avec Mademoiselle Anne et aussi avec Eléonore... Au fait, vous avez passé un bel après-midi chez Maîtresse Mathilde ?
-  Au début ça a été un peu difficile. Elle a été violente avec moi, elle m'a humiliée me traitant comme une chienne, une chaîne autour du cou et à quatre pattes...
- Humiliée ? C'était dans la rue ? Il y avait du monde qui se moquait de vous, qui rigolait ?
- N... Non. Il n'y avait qu'elle, Anne et Eléonore.
- Des amies donc. Que vous commencez à connaître. Et que vous semblez apprécier...
- Oui. Mais quand même...
- Et elles étaient confortablement assises dans des fauteuils, habillées et tout ?...
- Non. Elles étaient nues, les bras attachés par des cordes qui tombaient du plafond et les pieds entravés par une barre de fer.
- Donc d'une certaine manière, elles étaient elles aussi humiliées...
- Oui, c'est vrai.
- Il faut savoir ce que vous voulez, Mademoiselle Léa !

A ce moment arrive Clara.
- Je peux prendre votre commande.
- Oui, tout à fait. Nous allons prendre les canapés de foie gras sur lit de quatre salades, un tournedos avec ses trois purées et ses champignons, le plateau de fromage et un sorbet. Cela vous convient, Mademoiselle Léa ?
- Oh oui...
- Très bien. On va vous servir.
Et la serveuse s'éloigne. Tous les deux la regarde partir, fascinés l'un et l'autre par sa cambrure, ses fesses, ses longues cuisses.
- A croquer aussi, n'est-ce pas ! Il faut donc savoir ce que vous voulez, vous disais-je. Vous avez voulu expérimenter la soumission, vivre autre chose, découvrir d'autres horizons... La soumission passe par un minimum d'humiliation, reconnaissez-le. Et vous savez que vous auriez pu tomber sur beaucoup plus violent, plus pervers que Mathilde et moi-même. Bon, mais à part ses humiliations, que s'est-il passé ensuite ?
- Elle m'a attachée comme l'étaient Anne et Eléonore, elle nous a bandé les yeux et nous a livrées à une vingtaine de femmes que nous n'avons jamais vues mais qui nous ont fait beaucoup jouir...
- Mais vous étiez pourtant en position d'humiliation. Et vous avez malgré tout beaucoup joui ?
Léa devient gênée et rougit un peu. Wilfried rit de bon cœur en l'attirant vers lui
- Je vous taquine ! Changeons de sujet.

Et il l'embrasse à nouveau à pleine bouche en glissant sa main sur sa cuisse. Un doigt s'insinue sous le tissu du short et vient directement vers le sexe. Il y pénètre sans difficulté tant il est lubrifié par  le désir et l'excitation. Elle ne reste pas inactive, pose sa main sur le sexe qui gonfle le pantalon et la fait glisser tout au long de la hampe...
Tout occupés, ils n'ont pas entendu arriver Armand qui amène deux assiettes. Lorsqu'il s'en rend compte, Wilfried lui ordonne :
- Restez là, Armand. Regardez !...

Et son doigt s'agite de plus en plus dans le con de Léa qui sent le plaisir monter. Enhardie, coquine, elle tire le zip de la braguette, plonge la main, se faufile sous le slip et se saisit de la queue de Wilfried...
Doucement, Wilfried la lâche et la repousse... Ils reprennent une position plus digne ! Léa ne peut s'empêcher de regarder le sexe du garçon qui forme une barre horizontale plaquée contre son ventre.
- Merci Armand. A plus tard.

Il remplit de nouveau les coupes de champagne. Et ils commencent à manger. En silence, pendant un moment. Puis c'est Wilfried qui rompt de nouveau le silence.
- Nous avons troublé ce garçon, ne croyez-vous pas ? Pourtant, ici, il doit être habitué. A votre avis, qu'est-ce qui l'a troublé à ce point ? Votre main dans ma braguette ou la mienne dans votre minou ?
- Sans doute les deux, non ?
- Vous avez absolument raison. Voyez-vous, ces jeunes garçons que j'ai caressés, masturbés, sucés, sodomisés, fait jouir et qui m'ont aussi fait jouir, eh bien j'ai voulu leur faire connaître aussi le corps féminin. Ils étaient heureux entre mecs et se pensaient homos à vie. Mais je considère qu'une sexualité ne peut être en plénitude que dans la bisexualité.
Cédric que vous avez vu hier et ce matin, je peux vous assurer que vous avez été la première femme qu'il voit nue de si près et qu'il touche. Et c'était la première fois qu'il jouissait entre les mains d'une femme. Il n'a jamais encore glissé son sexe dans celui d'une fille. Il est encore puceau de ce côté-là. Mais ça ne saurait durer. Et ce matin, Eléonore et Anne y ont été fort. Pris ainsi entre deux filles qui jouaient si bien de leurs corps contre le sien, il n'a pas résisté bien longtemps le pauvre. Eléonore et Anne ont parfaitement compris cela, elles jouent elles aussi sur les deux tableaux, aussi bien avec des femmes qu'avec des hommes.
C'est aussi ce qu'a compris Madame Sophie. Parce qu’Armand ne vous a pas tout dit tout à l'heure. C'est vrai qu'elle leur fait faire des jeux sexuels entre eux, entre garçons, entre filles, entre garçons et filles. Mais je peux vous assurer que tous les soirs elle en a un ou deux dans son lit, filles et garçons... Et qu'elle ne rechigne pas à se faire prendre par ses trois éphèbes en même temps.

- Je ne connais pas les autres mais Armand et Clara sont magnifiques. J'aurais aussi plaisir à les avoir dans mon lit, ose Léa.
- Voyez-vous ça ! Vous allez devenir insatiable ! rigole Wilfried. Vous me racontiez dans vos mails votre triste vie sexuelle, avec des aventures essentiellement masculines, des coups d'un soir sans lendemain. Et puis de temps à autre, une femme, une fille mais plus par défaut que par réelle envie, n'est-ce pas.
- C'est vrai. J'aimais les deux. Mais il me manquait toujours quelque chose.
- Pourquoi vouloir choisir ? Pourquoi être soit hétéro, soit homo ou lesbienne ? Ne choisissez pas. Jouissez de l'une et de l'autre. Et des deux en même temps quand c'est possible. C'est ce que je reproche un peu à Mathilde. Mais elle ne veut rien entendre. Elle est trop exclusive.
- Elle n'a jamais eu d'homme ? Elle a pourtant une belle collection de godemichets.
- Et bien je peux vous assurer qu'elle ne se les est jamais enfilés. C'est pour certaines de ses amies. Sans doute permet-elle à Eléonore de jouer avec. Mais ce n'est pas elle non plus qui le lui glisserait dans le con. Mathilde est une lesbienne militante... On se chicane souvent là-dessus. Et elle ne veut rien savoir. Si elle vient à des soirées comme celle de vendredi, c'est parce qu'elle sait qu'elle va trouver son compte avec des femmes. Mais surtout pas pour les hommes. Il n'y avait pas un seul homme cet après-midi avec vous et...

Il est interrompu par Clara.
- Vous avez terminé. Je peux enlever vos assiettes ?
- Oui, merci. C'était très bon. Comme d'habitude.
Pendant qu'elle ramasse les assiettes, elle est rejointe par Armand qui amène le plat suivant.
- Vous êtes mignons tous les deux ensemble. Savez-vous que vous plaisez beaucoup à Mademoiselle Léa ? Elle m'a même dit qu'elle aurait grand plaisir à vous avoir tous les deux dans son lit.

Léa prend un air offusqué.
- Ce n'est pas vrai, peut-être ?
- Si, j'ai dit cela mais pas pour que vous le leur répétiez !
Clara et Armand échangent un clin d'œil.
- Mais nous aussi on en serait ravi, Mademoiselle, dit Armand
- Certainement, oui, rajoute Clara. Avec plaisir. Vous êtes aussi ravissante, Mademoiselle.

Lorsqu’ils sont repartis, Wilfried demande
- Mais pourquoi vous mettez-vous dans ces états ? Il faut que vous osiez sinon vous n'aurez jamais rien et vous resterez dans la banalité des échanges que vous avez eus jusqu'à maintenant. D'autant plus que vous avez des arguments de valeur.
En disant cela, il se tourne vers elle, pose une main sur son sein et l'autre sur sa cuisse et la remonte jusqu'à son pubis. Ils rient ensemble.
- Allons, mangeons pendant que c'est chaud.
Nouveau silence. Mais rapidement, Wilfried reprend la parole.

- Donc, vous avez aimé cet après-midi. Qu'est-ce que vous avez encore aimé durant ce week-end ?
- Ce temps dans le salon d'essayage avec Cédric. Ça m'a beaucoup excitée. Ce temps ce matin aussi avec lui et Anne et Eléonore...
- Vous les aimez bien ces deux filles, n'est-ce pas ?
- Oui, beaucoup. J'ai aussi bien aimé la séance de massage chez Luigi...

- Ah, ce brave Luigi. Il sait y faire avec les femmes... Et le temps chez le Baron ?
- Bof !... La danse... J'avais la honte !...
- Encore cette foutue humiliation ! Il me semble pourtant que vous avez joui sur la scène devant tout le monde, non ? Vous vous êtes fait la honte vous-même...
- Mais... Mais c'était ces boules de geisha...
- Et alors ? Apprenez à vous maîtriser, à maîtriser votre plaisir, à le surmonter... Vous avez encore beaucoup à apprendre. Et dans la cave ?
- Je n'avais plus conscience de mon corps... Quand j'y pense, je me demande comment j'ai pu m'offrir ainsi à tous ces inconnus...
- Qu'auriez-vous pu faire ? Fuir ? Nue ? Avec le beau Luigi, vous étiez en sécurité... Savez-vous... Non, vous ne pouvez pas savoir... Vous avez battu tous les records. 39 hommes se sont vidés sur vous, dans votre sexe, dans votre cul, dans votre bouche, entre vos mains ou par leur propre masturbation sur votre corps. 39 hommes et 12 femmes.
- Vous avez compté ?
- Bien sûr que j'ai compté et Luigi aussi. Nos chiffres concordent. 39 hommes dont Luigi en premier, moi et le Baron...
- Le Baron ? Quel horreur cet homme ! Je ne l'aime pas du tout. On dirait qu'on est du bétail avec lui...
- C'est vrai qu'il fait un peu primaire. Mais il est cependant charmant homme. Donc ce temps ne vous a pas trop déplu ? Et est-ce qu'il y a quelque chose qui vous a vraiment déplu ?
- Le viol ! s'écrie Léa spontanément.
- Le viol ? Quel viol ? 
- Vous le savez bien. Dans la cave. Après cet enlèvement violent par les deux jeunes cons.

Léa est regagnée par la colère. Wilfried est interloqué.
- Mais ce n'était pas un viol. C'était moi...
- Et alors ? Je ne le savais pas. J'ai eu la peur de ma vie. Tirée ainsi dans une cave, déshabillée, mise à nue par deux abrutis, bâillonnée et les yeux bandés, ligotée sur un affreux sommier... Et ces cons qui sortent en disant qu'ils allaient chercher leurs copains et de l'alcool pour passer une belle nuit en s'amusant de moi... Et vous qui arrivez, qui me pelotez et qui me pénétrez d'un coup... Je n'ai senti aucun plaisir, aucune jouissance...

Léa est furieuse.
- Vous m'en voulez ?
- Oui, je vous en veux.
- Vous n'auriez pas aimé être ainsi violée par 20 ou 30 jeunes gars dans la force de l'âge ?
- Ça va pas, non ? Non, j'aurais pas aimé du tout. Et je me promettais de porter plainte. J'allais pas me laisser faire...
- Et vous craquez devant Armand et Cédric ? Et vous n'avez pas trop détesté vous faire prendre par 39 hommes dans la cave du Baron ? Quelle différence ?
- C'est pas pareil !
- Ah bon ? Pourquoi ? A cause de l'âge ? Pourtant vous semblez aimer les jeunots... A cause du milieu social ? C'est sûr que ces garçons qui vivent dans ce quartier n'ont pas les moyens d'aller s'amuser chez le Baron. Feriez-vous de la discrimination sociale ?
- Non, rien de tout ça. Chez le Baron, c'était maîtrisé, vous étiez là, je savais que ça faisait partie de votre plan pour me soumettre, de mon initiation. Même si au début c'était difficile, je l'avais accepté en acceptant de vous rejoindre pour ce week-end. Ça faisait partie du lot... Mais là, dans cette cave, ça n'avait plus rien à voir. C'était un enlèvement, une tournante dont j'étais victime... Et je ne savais pas où vous étiez... J'imaginais qu'en constatant mon absence, vous alliez penser que j'étais partie, que j'en avais assez, que vous étiez fâché mais que vous ne me rechercheriez même pas pensant que j'avais repris le train...
- Mais j'étais là...
- Mais je ne le savais pas et ne pouvait pas imaginer cette mise en scène.
- Donc, vous m'en voulez.
- Oui. Beaucoup.
- Alors, pardonnez-moi. Je comprends. C'est la première fois que j'imagine une telle mis en scène. Je pense que je ne recommencerai pas.

Ils se regardent. Elle a encore de la colère dans les yeux. Mais elle voit un regard contrit qui semble sincère. Il la tire vers lui et lui dépose un baiser sur le front.
- Vous me pardonnez ?
- N... Oui !
- Sourire ?
Léa lui offre un sourire un peu forcé.

A ce moment, Madame Sophie approche de la table.
- Vous avez terminé ? C'était bon ? Tout va bien ? Je vous fais apporter la suite. Mais avant, cher ami, on va commencer à danser. Voulez-vous m'accorder la première danse ?
- Très volontiers.

Il se lève et, en se donnant la main, ils vont vers le centre de la piste. La musique commence. Un slow. Ils s'enlacent et commencent à se dandiner, à aller et venir... Rapidement, la main de Wilfried glisse vers le bas du chemisier de Sophie et il entreprend de le déboutonner. Puis la main remonte, écarte les pans du vêtement dévoilant ainsi toute la poitrine de la femme. Il pose la main sur un sein avec lequel il joue. L'autre main a tout de suite glissé sur les fesses...
Madame Sophie n'est pas inactive... Elle a ouvert le pantalon de Wilfried et a glissé une main sous le tissu, sur les fesses. Tandis que l'autre se faufile sous la chemise pour caresser sa poitrine...

D'autres couples les ont rejoints. Sans aucune pudeur, des poitrines se dévoilent, des sexes sortent par des braguettes ouvertes, une femme a son short descendu jusqu'au bas des fesses, une autre a la jupe relevée entièrement jusqu'à la taille... Les mains se promènent. Les corps bougent à peine au rythme de la musique...
Léa regarde. Un peu jalouse de voir Wilfried s'occuper ainsi de Sophie... Elle voudrait être à sa place. Armand s'approche de la table pour débarrasser.
- Vous êtes seule, Mademoiselle ?
- Et bien oui. Je suis lâchée. Il danse avec votre patronne...
- Si je peux me permettre... Vous accepteriez cette danse avec moi ?
- Oh oui !

Elle se lève vite et, entraînée par le garçon, ils vont à leur tour vers le centre de la piste, s'enlacent et commencent à danser. Immédiatement, Armand glisse sa main sous son vêtement et caresse ses seins, l'autre main se faufilant sous la ceinture du short sur ses fesses... Léa est d'abord intimidée et ne sait trop où mettre ses mains qui restent un moment sur les épaules du garçon. Mais personne ne fait attention à eux, trop occupés à ce qu'ils font et reçoivent eux-mêmes... Alors ses mains glissent sur les fesses... Rondes. Fermes... Quel délice... Elle sent le contact de la verge du garçon contre sa hanche, verge qui gonfle, durcit, prend de l'envergure... Elle se colle à lui encore plus pour accentuer la pression et du coup plaque son pubis contre la hanche de son partenaire.

Elle ose lui chuchoter :
- Je vous fais de l'effet. Vous bandez dur... C'est bon de le sentir...
- Oui, vous me faites bander. J'ai envie de vous prendre mais je n'en ai pas le droit. Du moins pas ici... Et vous, je vous trouble ?
- Vous ne pouvez imaginer à quel point. Vérifiez si vous voulez... ose-t-elle.

Le garçon ne se le fait pas dire deux fois. Il change de position, lâche seins et fesses et glisse une main devant, sous la ceinture et ses doigts vont directement vers le sexe qu'ils pénètrent facilement tant il est humide de volupté... Il commence à jouer avec le bouton d'amour... C'est bon... Du coup, Léa passe aussi sa main devant, la fait pénétrer sous le string, empoigne le sexe bandé et le sort de sa prison de tissu... Elle a envie de le masturber...
Mais la musique s'arrête. Armand se sépare de Léa et se réajuste rapidement. Chacun retourne à sa place en remettant correctement ses vêtements, en remontant une fermeture éclair, en baissant un haut...

Léa arrive à sa table en même temps que Wilfried.
- Alors, c'était bon ?
- Hummm !
Armand les suit pour faire son travail.
- Et vous, Armand ? Vous avez aimé ?
- Beaucoup Monsieur, répond-il sans aucune gêne...
Nouveau silence pendant que Armand débarrasse la table. Des couples ont repris une autre danse. Ils regardent, chacun perdu dans ses pensées.

Le repas terminé, Wilfried dit :
- Mademoiselle, on va partir. Mais avant, Madame Sophie nous a demandé de passer au salon. Mais nous n'allons pas nous y attarder, nous sommes attendus.
- Ah bon ?
Il ne donne pas plus de précisions, se lève et va vers le fond de la salle de restaurant. Léa le suit. Ils suivent un couloir et s'arrêtent à une porte.

***

Texte de Domi